Devenir des traumatismes psychiques liés à la violence

Equipe de recherche composée de Noureddine KHALED, chef de projet ; Mahfoud ACHAIBOU, Salima TADJINE, Souad GUEDOUCHE et Wided MEBROUK.

Ce projet qui a démarré en 2009 et arrivé à terme en Décembre 2011.

Les principaux objectifs de la recherche

L’objectif général de la présente recherche est de retrouver les personnes investiguées par la SARP en 1999-2000 et à propos desquelles un diagnostic de trouble psychiatrique a été énoncé afin d’évaluer leur état de santé mentale 10 années après la première étude, en estimant l’effet de différentes variables sur la santé : le support social, l’aide psychologique ou les soins médicaux dont elles ont bénéficié.

Les objectifs spécifiques sont les suivants :

  • Evaluer l’efficacité des différentes thérapies ou interventions psychosociales dont ces personnes ont bénéficié en fonction du type de pathologie dont elle souffrait: PTSD, dépression, trouble anxieux, troubles somatoformes, etc…
  • Comparer l’évolution en fonction du sexe: hommes comparés aux femmes.
  • Comparer l’évolution en fonction de la catégorie d’âge.

Synthèse des résultats obtenus

Nous rappelons que toutes les personnes investiguées dans le cadre de cette recherche résident toutes dans la région de Sidi-Moussa, région fortement touchée par le terrorisme des années 90 et les massacres de population. Elles ont toutes fait partie de la population ciblée durant la période 1999-2000 dans le cadre d’une recherche épidémiologique que nous avons dirigée à la SARP. Ce tableau général nous permet de comparer l’état de santé de l’ensemble des 84 personnes entre la première investigation T1 (1999-2000) et la 2ème investigation T2 (2009-2010) et d’en évaluer l’évolution. L’état de santé général s’est-il améliorer durant cette longue période de 10 ans ou s’est-il au contraire détériorer ? Nous avons également essayé d’identifier et d’analyser les facteurs qui ont aidé certaines personnes à aller mieux (facteurs de protection) et les facteurs qui ont contribué à détériorer la santé mentale de certaines autres personnes (facteurs de risque).

Conclusion 

Nous avons constaté, qu’en espace de 10 ans, il y a une amélioration globale, nette et sensible de la santé mentale en générale de notre population d’étude. Certains facteurs, sans être exclusifs, semblent contribuer à cette amélioration notamment l’âge et la situation familiale. Mais il y a certainement d’autres facteurs tels que l’amélioration de la qualité de la vie durant ces dix années (amélioration sécuritaire et amélioration matérielle). Il y a également les facteurs personnels que nous proposons d’examiner dans une autre recherche.

Il faut signaler que le lancement de plusieurs analyses qualitatives a donné lieu à des mémoires de recherches:

-mémoire de fin de licence clinique présenté par Saadia Djaloud à l’université d’Alger2.

-mémoire de master de psychologie clinique présenté par Aziza Oussaad à l’université d’Alger2.

-exploitation de données quantitatives et qualitatives pour la préparation d’un doctorat en psychologie clinique à l’université d’Alger2.

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